12 000 contrefaçons saisies : le syndrome bling-bling
Publié le mardi 08 septembre 2009 à 06h00
Les saisies de contrefaçons réalisées lors de la Braderie de Lille sont toujours plus nombreuses : près de 12 000 objets ont été confisqués cette année, contre un peu plus de 9 600 l'an passé.
C'est le syndrome bling-bling...
Tout le monde veut des lunettes de soleil Dolce & Gabbana, une montre Breitling, un bracelet Nike, ou un sac Vuitton. Mais personne n'en a les moyens. La mode bling-bling fait des ravages, mais comme tous les budgets ne peuvent pas suivre, la contrefaçon a de beaux jours devant elle.
La preuve en images dans la caverne d'Ali-Baba dévoilée hier par les Douanes de Lille, qui ont exhibé comme chaque année à destination des médias l'intégralité des objets contrefaits saisis pendant la Braderie, temple de la vente, et donc de la fraude.
Au total, 84 procédures douanières ont été réalisées, pour un total de 11 960 articles saisis ! Le phénomène est en hausse exponentielle : l'an passé, 9 652 articles avaient été saisis, et en 2007, les douaniers en avaient confisqué « seulement » 5 491.
« On voit très rapidement qu'un objet est contrefait, explique un douanier. Il y a la différence de prix, l'emballage, le circuit de distribution... Les consommateurs, d'ailleurs, ne sont pas dupes. » Si la contrefaçon ne porte pas véritablement préjudice aux marques de luxe, elle constitue un marché parallèle qui fait perdre des recettes fiscales et des contributions sociales à l'État. « Sans compter les risques que l'acheteur peut courir, lorsque les produits imités sont des pneus, des briquets, des piles ou des rasoirs... », ajoute Guy Jean-Baptiste, directeur régional des Douanes.
Des PV ont été dressés à l'encontre des fraudeurs, dont la plupart résident en Ile-de-France et sont originaires du sud-est asiatique, selon les douanes de Lille.
BRUNO RENOUL





